HI-STO-RIQUE !

DIOT

J’avais déjà utilisé ce titre il y a deux ans, lorsque les français accédaient à la finale de l’Eurobasket face aux… espagnols. Après cette défaite, si proche de la médaille d’or en 2011, puis la défaite en quart aux J.O 2012, la domination espagnole ne pouvait plus durer. Pas lorsqu’on a Tony Parker, pas lorsque l’on donne tout chaque été dans la quête de devenir la plus grande nation européenne du basket.

La demi finale d’hier était donc le match le plus attendu par TP et les siens. Montrer au monde entier que la France est meilleure que l’Espagne. Qu’une bonne fois pour toute nous leur ferons mordre la poussière et faire enfin taire ces insupportables réactions, et passer outre leurs calculs, leurs coups fourrés et leurs performances dignes d’Actor Studio.

Les français voient jaune

Pourtant la première mi-temps aura été plus que difficile à vivre. Dès les premières minutes l’Espagne agresse les bleus avec une press tout terrain et force pertes de balles et paniers faciles. Parker répond seul en premier quart temps (10 des 14 points de l’équipe). Des 20 premières minutes, la France ne marque pas un seul trois point, Batum est transparent, la raquette ne peut contenir Gasol, bref ça sent plutôt mauvais avec 14 points de retard avant le retour au vestiaire.

Mais si l’on continue dans l’analogie au cinéma, les espagnols sont peut être les meilleurs acteurs / cascadeurs / danseuses, mais les français ont signé le plus beau scénario possible en deuxième mi-temps, réalisant ainsi le plus beau comeback de leur histoire. On imagine déjà le discours de Collet et de Parker dans le vestiaire, les têtes baissées qui après retrouvent l’énergie nécessaire, les gouttes de sueurs qui tombent au ralenti, et l’entame de la deuxième mi-temps qui commence.

FRANCE V

Le plus beau des comeback

Pour les 20 minutes restantes, la France aborde un tout autre visage. Antoine Diot (10 pts) sonne la révolte à trois points. Gélabale et Diaw le suivront. Et comme si c’était écrit, le soldat de l’ombre, Flo Piétrus livrera la plus belle prestation défensive de son histoire et plantera même un 3 pts quasi décisif qui euphorisera définitivement la France.

Les 14 points de retard sont un vieux souvenir. Il ne reste que quelques minutes à jouer et à chaque fois que l’on pense tuer le match, un coup de génie espagnol (RodriguezFernandez) ou une erreur française permet à l’Espagne de rester dans le match.

Parker manque le dernier tir français, pas de faute, contre attaque, Calderon dans le corner, shoot à la dernière seconde, la France arrête de respirer. Tir manqué, prolongation ! Le scénariste a définitivement choisi de jouer avec nos nerfs.

On ne respire plus

5 minutes à joueur. Plus qu’une place en finale, c’est bien l’honneur d’une nation qui est en jeu. Ainsi que la légende du meilleur joueur français de tous les temps qui n’attend qu’un nouveau chapitre, peut être le plus important de sa carrière européenne.

Tous les joueurs sont sous tension, et le jeu est très haché. Puis Boris prend sa 5ème faute. Mais plus rien ne pouvait changer la destinée de ce match, pas même les dernières tentatives espagnoles. L’horloge arrive à zéro, l’arbitre siffle la fin du match. 75-72 pour la France et bien plus qu’une place en finale !

En tant que spectateur, un des plus beaux films matchs qu’il m’est été donné de voir.

Euro masculin 2013 Demi-finale France-Espagne

Une dernière marche

L’euphorie semble pourtant vite se dissiper côté bleu, dès les réactions de fin de match se tournant d’ores et déjà vers la finale face à la Lituanie. Car en battant le géant ibérique, la malédiction est enfin rompue, il faut maintenant abattre le dernier obstacle sur le chemin du sacre français. Rendez-vous dimanche à 21h pour le dénouement tant attendu.

Le résumé :

La citation :

« I am proud of the team because we improved year after year, we used to lose by 20 against them, then by 10, then in the last seconds, and today finally we beat them » – Boris DIAW

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